Page 3 - Standard des estrildidés
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Standards des Estrildidés.





       « Un standard est l’ensemble des détails de morphologie, de couleurs et de dessins, exprimés par les individus
       appartenant à une espèce animale donnée (ou race ou mutation) » et c’est une notion de zootechnie,
       directement attachée à l’animal domestique et qui n’existe pas en zoologie.


       Chez les oiseaux faisant l’objet de concours, son but est de décrire l’image virtuelle et idéale de l’espèce
       présentée. Si certaines ont gardé un phénotype assez proche de celui de leur ancêtre sauvage, d’autres, suite
       à plusieurs années de sélection, s’en sont éloignées et présentent souvent de nombreuses mutations
       (par exemple, 25 sinon plus, chez le diamant mandarin).


       Un standard n’est donc pas figé : il évolue au fil du temps et des sélections. En France, c’est aux juges de la
       CNJF d’en assurer la rédaction et la mise à jour.


       Les premiers standards des « exotiques » datent des années 1970. D’autres suivront en particulier en 1989-
       90-91, puis en collaboration avec les clubs techniques (CTM, GETEED puis GTE) et plus tard encore, publiés
       sur les sites de l’UOF et de la CNJF. Mais beaucoup de parutions ont été retardées par le manque de photos
       pour les illustrer.


       La création de la Commission Photos de l’UOF et la présence de son responsable Sylvain Chartier aux
       concours du CGTE et du CTM allaient les rendre enfin possibles.


       Dès sa nomination en février 2019 comme responsable de la Section Exotiques à bec droit, Michel Van den
       Biesen, avait fait de la parution des standards son objectif prioritaire. Pour cela, il demanda à 2 juges de la
       section d’en être les responsables-coordinateurs : l’un pour les textes (René Druais) et l’autre
       (Claude Crétual) pour les photos et la mise en page.

       Leur rôle a été :

       ● de récupérer près de leurs collègues tous les standards existants, édités ou non.
       ● de mettre à jour ou de rédiger, avec leur aide, tous ceux qui manquaient, en particulier ceux des nouvelles
       mutations.
       ● de trouver et de retravailler toutes les photos pour les illustrer.
       ● de réaliser, avec la même présentation, toutes les mises en page (avec introduction et sommaire).

       On imagine volontiers  le temps  que cela peut demander. Le confinement, en leur interdisant certaines
       autres activités, leur a permis d’avancer plus vite. Il a aussi incité les juges à se retrouver plus souvent grâce
       aux visioconférences, ce qui a accéléré le travail de  mises au point et l’approbation des standards par vote
       électronique.


       Voici donc, 2 ans après, sous la forme d’un « i-book », 501 standards, revus et corrigés.


       Leur parution sur les sites de la CNJF, de l’UOF et du CGTE, est destinée en priorité aux éleveurs. On se doit
       de remercier certains pour leurs remarques et les photos de leurs oiseaux. Spécialistes, s’ils connaissent bien
       les espèces qu’ils élèvent, ces standards doivent quand même leur permettre de mieux comprendre les
       notations des juges et de progresser dans leur élevage.

       Quant aux juges, généralistes, ils ne peuvent élever ou avoir élevées toutes les espèces ou mutations qu’ils
       sont amenés à départager. S’ils veulent continuer à les juger avec une égale compétence, ces mêmes

       standards constituent  un élément indispensable de leur formation continue.
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